Hôtel-Dieu de Lyon : Rien ne vous choque ?

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Aujourd’hui 03 avril 2015 était inauguré en « grandes pompes » le début des travaux de l’Hôtel-Dieu.

En présence de Madame le ministre de la culture et de la communication Fleur Pellerin… tout est dit !

 

Mais qu’est-ce donc que l’Hôtel-Dieu ? Pourquoi Madame le ministre de la culture et de la communication etait-elle presente… seule ? Madame le Ministre de la santé n’aurait-elle pas du être là… aussi ?

 

C’est au XII° siècle sur un terrain appartenant à l’archevêque de Lyon que furent construites les premières pierres de notre futur Hôtel-Dieu. Ces premiers bâtiments étaient composés d’un prieuré et d’une chapelle afin de pouvoir accueillir les pélerins, les voyageurs et les personnes dans le besoin. Il avait vocation à s’occuper surtout des âmes et des esprits. Ce n’est qu’en 1454 que le 1er medecin fut embauché afin d’y soigner également les corps.

Grand lieu de l’innovation médicale dès les XIX° siecle, il reste cependant toujours très accessible à tous les lyonnais. Figure et emblème de solidarité, d’écoute, d’anonymat des soins, d’égalité de traitements fâce à la maladie…

 

Aujourd’hui l’âme profonde de l’Hotel-Dieu est morte.

Demain l’Hotel-Dieu sera luxe et richesse : un complexe hôtelier 5* de 143 chambres, 14.000m2 de commerces, restaurant et une brasserie Paul Bocuse. (Surtout quand on connaît le succès des boutiques haut de gamme à quelques mètres de là avec l’ex-futur-quartie grolée)

 

Il faut des projets d’envergure pour Lyon : oui…. Mais !

Pas au détriment de l’histoire et du patrimoine « sociale » !

Pas à n’importe quel prix !

Les pierres ont une histoire, à nous de savoir les préserver dans leurs vraies origines.

 

Nous avons un devoir de mémoire, au nom des tous les hommes, toutes les femmes, tous les enfants qui ont confiés leurs maladies, leurs souffrances et leurs peines aux murs de cet hôpital qu’était l’Hôtel-Dieu….

 

1 an, 400%… ou plus !

400%
30 mars 2014… 30 mars 2015 !

Voilà un an déjà que vous m’avez élue au conseil du 2° arrondissement de la ville de Lyon.

Bien loin de moi l’idée de vouloir faire un bilan, je préfère faire un point d’étape. Le bilan se penche sur le passé, je veux y inclure le futur : rien n’est figé, rien n’est terminé, il reste tant à faire…

Depuis 1 an, ma vie a changé ! Mon agenda s’est rempli à vitesse grand V !

Ma vie professionnelle est toujours aussi remplie avec des déplacements journaliers aux 4 coins de la région Rhone-Alpes, avec quelques escapades en France et en Europe : travailler pour une société américaine fait voyager !

S’il fallait quantifier cet investissement : 100%

Ma vie familiale me comble. C’est, pour moi, un équilibre indispensable. Elever seule 2 adolescents n’est pas tous les jours un long fleuve tranquille, mais quel bonheur de voir mes 2 petits hommes s’ouvrir à la vie ! Je suis très fière d’eux et en profite pour les remercier d’accepter de prêter… très souvent, leur maman !

S’il fallait quantifier cet investissement : 100%

Ma vie amicale s’est transformée… Je suis différemment disponible et remercie sincèrement mes amis d’être toujours aussi fidèles et présents ! A défaut de pouvoir offrir de la quantité à mes amis, nous vivons de vrais moments de qualités. De vrais amis sont un pilier dans la vie, je sais que je peux compter sur eux, comme ils savent compter sur moi.

S’il fallait quantifier cet investissement : 100%

Quant à ma vie « politique »… wahou ! C’est le plus gros changement de cette année. Il m’a fallu tout découvrir et tout apprendre. Et « tout » demande encore beaucoup de travail ! Mais quelle chance de pouvoir apporter ma pierre : être élue c’est d’abord être au service de son prochain. Contribuer à la vie de son immeuble, de sa rue, de son quartier, de son arrondissement, de sa circonscription, de sa ville, de sa métropole, de sa région, de son pays, fait grandir.

S’il fallait quantifier cet investissement : 100%

Ma vie sentimentale restera elle… strictement personnelle !

Mes secrets : L’enthousiasme ! Et bien sur optimiser mon temps et m’organiser. Je suis convaincue que lorsque l’on aime ce que l’on fait, on sait trouver le temps.

Quand on s’épanouit dans ses missions, peu importe que les journées aient 8, 15 ou 24 heures !

Je sais que je peux faire encore davantage… je n’en suis qu’à 400% quand certains sont à 2000%  : Vaste marge de progression qui ouvre tous les possibles ! RV l’année prochaine !

« Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer »

Chères familles, vous ne pourrez plus lever la main sur vos enfants, mais vous pourrez toujours les violer…

inceste

Ce titre vous interpelle ?

Tant mieux ! C’est le but : lisez donc la suite.

C’est un grand débat actuel : l’inscription dans le code pénal du délit de châtiment corporel sur les enfants.

Le Conseil de l’Europe, considère que la loi française « ne prévoit pas d’interdiction suffisamment claire, contraignante et précise des châtiments corporels ». La France devra donc légiférer.

Je trouve inquiétant d’en arriver là pour une société dite civilisée !
En tant que maman je me mets face à mes responsabilités et estime que dans mon intimité familiale, j’ai le droit et le devoir — dans la mesure de mes obligations morales — d’élever mes enfants selon les règles et limites que je décide de leurs fixer.

Quant aux parents défaillants, fragiles ou épuisés, peut-etre faut-il envisager un renforcement des mesures d’accompagnements de dépistages et de prises en charge plutôt qu’une loi.

La priorité c’est de protéger nos enfants d’une fessée ? Franchement ?

Et le viol ? L’inceste ? L’attouchement sexuel ?

Le sénat a adopté en première lecture la proposition de loi relative à la protection de l’enfant mercredi dernier (11 mars 2015) : premier pas !

Malheureusement, le courage a manqué : l’article 22 qui introduisait (enfin…) le crime d’inceste dans le code pénal a tout simplement été supprimé (contre l’avis d’ailleurs de la commission des affaires sociales).

L’inceste en France n’existe pas dans le code pénal.
L’inceste n’est pas reconnu en France.
C’est une notion qui n’existe tout simplement pas dans le droit français… Nous sommes en 2015…

L’inceste n’existe pas dans nos textes législatifs, mais peut-être est-il pourtant sous nos yeux, chez nos voisins, dans la rue d’à côté…

1 fille sur 8 et 1 garçon sur 10 ont subi des agressions sexuelles avant l’âge de 18 ans.
L’âge moyen de survenue se situe entre 9 et 12 ans, dans 70% à 80% des cas ces agressions sont commises par des proches. (Chiffres ministère de la santé).

Aujourd’hui seule « la circonstance aggravante de viol ou agression sexuelle  commise par une personne ayant autorité » est inscrite dans le code pénal.

Que se passe-t-il lorsqu’il s’agit du frère/du cousin/ du demi-frère qui ne représente pas une « personne ayant autorité » de manière strictement définie par la loi ?

Ensuite, pour qualifier un viol il faut prouver le non-consentement… Aberrant !
Un jeune enfant sera-t-il capable de dire non ?
Sait-il/elle seulement qu’il/elle peut dire non ?
Sait-il/elle seulement que c’est interdit ?
Sait-il/elle seulement qu’il a la possibilité de s’y opposer… et comment ?

L’inscription dans le code pénal du délit d’inceste doit être une priorité, pour nos enfants et leurs enfants.

Pour protéger aussi a posteriori tous les trop nombreux survivants, en leur reconnaissant enfin le droit d’être des victimes.

Ne pas reconnaître l’inceste comme un délit pénal c’est nier ce crime.

Je ne suis pas Charlie

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LIBERTE D’EXPRESSION !

Droit fondamental inscrit dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 aout 1789 :

« Article 11 : La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

Mais que dit la loi française justement ? Les dessins de Charlie Hebdo repondent-ils à l’abus de cette liberté ?
Charlie Hebdo a été condamné pour diffamation lorsque les dessins représentaient une personne précise qui dans ce cas a porté plainte.
en 2007 des associations musulmanes ont porté plainte pour des dessins représentants le prophète Mahomet.Le journal a été relaxé, le tribunal ayant considéré que ces dessins ne s’attaquaient pas à une personne mais à une idéologie. Or en France on ne peut pas être sanctionné pour caricature d’une idéologie. Le droit français protège donc les personnes mais ne protège ni les religions, ni leurs représentations divines.

Je ne cautionne pas les dessins de Charlie Hebdo et les trouve parfois provoquant, mais si je ne suis pas d’accord ou que j’estime que ces caricatures vont trop loin, libre à moi de ne pas lire ce journal, libre à moi de porter plainte ou de saisir la justice. En aucun cas je ne ferai justice moi même. La réponse par la violence, les menaces, et ici l’assassinat sont intolérables. Nous sommes en France, nous avons le droit de nous exprimer, nous sommes en démocratie.

Oui je ne suis pas toujours d’accord avec eux, Mais peu importe ! Ils ont le droit de le dire, de l’exprimer ou de le dessiner : et cela je le soutiens ! Je défendrai toujours avec force et conviction la liberté d’expression.

Je n’acheterai pas le dernier numéro, je n’ai pas participé aux manifestations, je ne changerai pas ma photo de profil Facebook : C’est ma manière à moi d’exprimer le fait que je ne suis pas toujours d’accord avec leurs dessins. Mais j’admire le courage qu’ils ont eu et le combat qu’ils ont mené pour défendre, au prix de leur vie, la liberté. Je pense à la douleur de leurs familles, victimes injustes de représailles atroces, disproportionnées et infondées en France.

« Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie »
Jacques Prevert

EUTHANASIE : le mot tabou de 2014 ?

euthanasie

2014 se termine, c’est l’heure des bilans, des retours en arrière. Un moment pour prendre du recul et réfléchir sur l’année qui vient de s’écouler. Un instant où l’on formule des vœux, où l’on prépare l’avenir, où tous les possibles prennent formes.

Et si en 2015 on  s’exprimait sans trembler, sans avoir peur du regard de l’autre ?

Et si 2015 était l’année de la sincérité, l’année de la discussion à cœur ouvert, sans tabou ?

Doit-on légaliser l’euthanasie en France ?

Je mets au défi quiconque de répondre simplement par oui ou par non.

Le oui s’explique par certains arguments. Le non se crie avec beaucoup de raisons.

L’Europe est divisée, le sujet créé le débat :

Pays-Bas : 1er pays avoir légalisé l’euthanasie active* et le suicide assisté* en 2001.

Belgique : légalisation de l’euthanasie en 2002.

Luxembourg : légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté en 2009.

Suisse : légalisation du suicide assisté, tolérance de l’euthanasie active indirecte* et de l’euthanasie passive*.

Suède, Allemagne, Autriche, Angleterre et Espagne : tolérance d’une forme « d’aide à la mort ».

Italie et Irlande : interdiction stricte de toutes formes d’euthanasie.

*EUTHANASIE ACTIVE : Administration d’un médicament produisant la mort.

*EUTHANASIE ACTIVE INDIRECTE : Administration de substance pour réduire les souffrances et dont les effets secondaires sont susceptibles de réduire la durée de survie.

*EUTHANASIE PASSIVE : Renonciation à la mise en œuvre ou arrêt des mesures nécessaires au maintien de la vie.

*SUICIDE ASSISTE : Acte de fournir un environnement et des moyens nécessaires à une personne pour qu’elle se suicide.

Et la France ?

 « La Loi Léonetti  du 22 avril 2005 indique : « L’obstination déraisonnable » du corps médical et la «prolongation artificielle de la vie » sont proscrites, y compris lorsque ce dernier est hors d’état d’exprimer sa volonté. Le médecin peut prendre le risque d’abréger la vie du patient en lui administrant une dose de soins palliatifs qu’il juge nécessaire à son confort, à condition d’en informer le patient, éventuellement la personne de confiance ou un proche. »

  • Quelle différence avec l’euthanasie active indirecte ?
    Le but est, dans ce cas d’apaiser les souffrances, le médecin peut prendre le risque d’abréger la vie. Cette loi est légale en France, question de linguistique.

« La Loi Léonetti  du 22 avril 2005 indique également : La décision de cesser l’administration d’un traitement, lorsque le prolonger semble relever de « l’obstination déraisonnable » doit être collégiale et ne peut être prise qu’après consultation de la « personne de confiance », de la famille, ou à défaut d’un de ses proches et des « directives anticipées » du patient. »

  • Quelle différence avec l’euthanasie passive ?
    Dans ce cas l’arrêt des traitements stoppe le maintien de la vie, et conduit donc à la mort. Sacrée linguistique !

A la question doit-on legaliser l’euthanasie en France, la réponse n’est donc plus, selon moi, d’actualité.

A la question doit-on avoir peur de prononcer ce mot… j’espère que non.

Il faut au contraire en parler, et en parler maintenant. Demain, il sera peut-etre trop tard pour s’exprimer. arrêtons de mettre des gants et de tourner autour du pot. Les faits sont là : l’euthanasie est pratiquée en France. Linguistiquement on parle d’euthanasie passive, d’euthanasie active indirecte : cela reste une euthanasie. L’euthanasie active et le suicide assisté sont, par contre strictement interdit :

C’est toute la différence entre « apaiser » et « faire mourir ».

Quand la vie est condamnée, quand l’échéance est inéluctable et se rapproche trop vite dans la douleur, pensons à l’agonie de certains en fin de vie, il faut apaiser les souffrances, même si parfois cela risque d’abréger la vie, ces patients doivent être pris en charge de manière globale, dans le respect de leur dignité et de leur volonté. Les familles aussi ont besoin d’être prises en charge, accompagnées et soutenues. Alors plutôt que de penser à des salles de shoot, ouvrons davantage de centre de soins palliatifs !

Il faut maintenir l’interdiction d’euthanasie active, sorte de meurtre encadré ! Le médecin, l’Homme n’a pas le pouvoir de décider qui doit vivre, qui doit mourir. la peine de mort a été abolie en France en 1981, ne revenons pas dessus ! Un comité d’éthique n’est pas un tribunal, il ne peut prononcer de sentence de mort.

l’idée de revoir la loi Léonetti pour y ajouter des « directives anticipées » me semble être une bonne idée, et implique donc d’en parler.

Vous êtes donneur d’organes ? Que la réponse soit oui ou non, vous l’avez dit ? Vos proches sont-ils au courant ?

Que vous soyez pour ou contre l’euthanasie, c’est votre droit. 

Cela serait-il choquant qu’on vous le demande… et que vous y répondiez ?

Logement social : Attention INJUSTICE !

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Intervention au Conseil du 2°arrondissement de Lyon du 09/12/2014
Délibération n° 121 Commission Urbanisme, Logement, Cadre de vie, Environnement

Monsieur le Maire, Chers collègues,
Ce projet de délibération porte sur l’engagement triennal de la ville de Lyon pour 2014-2016 relatif à l’obligation de production de logement social.
Au titre de l’article 55 de la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) le taux de logement social recensé à Lyon au 1er janvier 2013 était de 19,36%.
La loi SRU a été modifiée par la loi Duflot en janvier 2013 passant ainsi de 20 à 25% le taux minimal de logements sociaux locatifs.
Cependant, la loi Duflot prévoit la possibilité de mutualiser cet objectif de 25% au niveau de l’intercommunalité. C’est-à-dire que les 25% seront calculés non plus commune par commune mais en moyenne sur une intercommunalité.
Il nous appartient donc d’être vigilants quant à l’équilibre de production de logement de manière harmonieuse dans la métropole et de ne pas les concentrer à Lyon intra-muros pour permettre à certaines communes de ne pas atteindre cet objectif de 25%.

Il n’est pas question dans la ville de Lyon de pallier les déficits de production de certaines communes.

Je pose une question :

Si la ville de Lyon a comme objectif, selon la loi Duflot, la construction de 3650 logements, et qu’elle en produit 4500 comme proposé dans cette délibération……

Les 850 logements produits en plus, le seront au bénéfice de quelle commune et selon quels critères ?
Quel sera le ou les maires qui auront en conséquence le droit de produire moins de logements sociaux dans leur commune par effet ricochet, et pourquoi eux ?
Pourquoi serait-ce à la ville de Lyon de faire plus d’efforts que les autres ?

Compte tenu du fait que nous n’avons à ce jour pas de réponse,
Je vous propose de nous abstenir.

Après mon intervention une élue socialiste est montée au créneau, arguant que j’étais contre le logement social…
Grand Dieu NON ! Je suis pour le logement social… mais le logement social INTELLIGENT.
je m’explique :
Sous prétexte de loi Duflot, et de quotas de 25%, il faut produire des logements sociaux : pas à n’importe quel prix. Il ne faut pas créer de ghettos !

Je suis pour l’harmonisation, la mixité sociale participative et la construction réfléchie.

En pensant logements sociaux, il faut penser aux personnes seules, aux couples, aux familles qui y vivront. Il faut associer aux projets les infrastructures : crèches, écoles, commerces, médecins, etc…

Le logement intelligent auquel je pense est social… pas comptable.

Dans le 2° arrondissement nous avons beaucoup de famille, or les logements construits sont principalement des T3 !
M. Hollande pense qu’une famille est composée d’un couple et d’un seul enfant ! Pas chez nous. Nous avons besoin de T4 et de T5 pour éviter la fuite des familles vers la périphérie de Lyon.

Pour aller encore plus loin, et suite aux remarques de nos collègues de l’opposition j’ai rajouté à mon intervention cette réponse :
4 communes, (selon l’engagement triennal de la ville de Lyon, soumis au vote lors du conseil), devront prévoir de construire plus de logements afin de permettre à 11 communes d’en construire moins.
M. Le Faou (Adjoint au logement de Gerard Collomb) peut nous citer les 4 communes : Lyon, Pierre-Benite, Decines et Champagne-au-Mont-d’or.
Par contre les 11 communes qui auront le droit de produire moins de logements sociaux restent classées « secret défense »…  pas de réponse, pas de nom… trouvant cela assez mystérieux, j’ai creusé.

Petit rappel : la loi Duflot impose 25% de logement sociaux à l’horizon 2025.

Décompte de logements sociaux au 01.01.2013, selon les critères SRU des 4 communes qui doivent faire un effort supplémentaire selon la politique de M. Collomb :

  • Lyon : 19,36%
  • Pierre-Bénite : 24,09%
  • Décines : 21,84%
  • Champagne : 19,39%

Je vous propose maintenant un décompte SRU au 01/01/2013 de certaines autres communes :

          • Saint Didier : 3,06%
          • Charly : 3,10%
          • Collonges : 4,58%
          • Saint Cyr : 8,8%
          • Charbonnieres : 9,14%
          • La Tour de Salvagny : 9,77%
          • Saint Genis les Ollieres : 10,60%

Ces dernières communes n’auront pas d’effort particulier à faire, puisque la loi Duflot permet de mutualiser l’objectif de 25% entre une « communauté de communes »… la métropole au 1er Janvier.

Tandis que Lyon, Décines, Pierre-Bénite et Champagne (déjà à plus de 20% en moyenne) devront compenser encore et encore les manques de leurs voisins.

Vous trouvez cela juste ? Moi NON.

Vous trouvez cela équitable ? Moi NON

Vous trouvez cela justifié ? Moi NON

Il faut, au risque de me répéter, un vrai plan de logement social, et pas un plan comptable d’arrangements injustes qui n’aideront pas les bénéficiaires à vivre dans leurs villes sans être stigmatisés.

 

Lutte contre les discriminations : pourquoi je me suis abstenue en conseil…

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Intervention au Conseil d’arrondissement du 2° arrondissement de Lyon du 06/10/2014
Délibération n° 87 Commission culture, patrimoine, droits des citoyens

Monsieur le Maire, Chers collègues,
Cette délibération concerne l’attribution de subventions au titre de la lutte contre les discriminations, de l’égalité et des droits des citoyens.
L’engagement de la ville de Lyon repose sur 3 axes d’intervention :
– La prévention et la lutte contre toutes les formes de discrimination, que nous soutenons et encourageons à la mairie du 2°
– L’égalité des chances, l’égalité des traitements et l’accès au droit
– Et enfin le 3° axe de la ville de Lyon : l’évolution du regard sur l’autre et l’acceptation des différences.
Ces subventions : pour un montant de 62.300€ / Avec une association dans le 2° : la ligue des droits de l’homme pour un montant de 5000€

Je voudrais attirer votre attention sur les différences de toutes ces subventions. Il est malheureusement assez classique pour M. Collomb de rassembler sous un seul et même projet de délibération des associations très variées avec des buts et actions extrêmement différents.
Nous avons ici par exemple, une subvention de 4500€ pour une association qui propose un partage de pratiques et d’expériences artistiques et philosophiques et dans la même délibération une subvention de 1000€ pour des ateliers de santé sexuelle.
Une autre association qui propose une observation participative de l’effectivité des droits culturels et une autre association « l’intégration des familles du Comores ».
Une autre, nous propose des actions de théâtre et de danse pour adultes handicapés mentaux, une autre demande une subvention de 8000€ pour un festival « écrans mixtes » pour tous publics autour de la thématique LGBT. Alors, je ne sais pas comment sera orientée la bande annonce du 5° festival mais celle de l’année dernière ne me semble pas à destination du « tous publics » comme il l’est précisé. Je trouve dommage que cette précédente bande annonce favorise l’association entre : homosexualité et attitude provocante. Pour l’avoir regardée, le réalisateur Rémi Lange s’inspire de Kenneth Anger, connu pour ses films homo-érotiques. Cette bande annonce contribue au contraire à alimenter les différences et à instrumentaliser les homosexuels qui ne sont pas la propriété de la gauche. Enfin cette bande annonce plus que suggestive n’est surement pas à destination du « tous publics ».

Je rappelle l’objet de ce projet de délibération :
– La lutte contre les discriminations,
– L’égalité et les droits des citoyens.

J’aurais beaucoup de difficultés à vous proposer de donner un avis favorable pour des raisons évidentes de favorisation du communautarisme ou de promotion tous publics de l’érotisme. De la même manière et pour ne pas handicaper les associations qui font un travail remarquable pour les droits de tous les citoyens, et j’insiste sur tous les citoyens, je ne peux pas vous proposer de donner un avis défavorable.
Tant que M. Collomb continuera de nous proposer un cocktail indifférencié d’associations aussi différentes qu’opposées, je ne pourrais que vous proposer de nous abstenir, et encore une fois, ceci afin de ne pas pénaliser les associations qui travaillent pour promouvoir les droits de tous les citoyens, et ce, sans créer de polémique.

Je vous propose de nous abstenir.